Estampes numériques & digigraphies

De la révélation à l’apparente réalité

« Dès 2005, j’ai été attentive aux formes dessinées par les branchages et leurs reflets. Je les ai partagé sous la forme d’estampes numériques, accompagnées des quelques mots qu’elles ont inspiré. En 2017 les qualités de la digigraphie, technique de reproduction de tirage d’oeuvres d’art, m’ont permis de pousser plus loin, l’apparition de l’invisible présent dans la nature, en particulier dans le végétal. »

Estampes numériques : de la révélation à l’apparente réalité

Captées intuitivement à la lisière des éléments au bord de la Sèvre Nantaise, de la Loire, ou encore du Lac de Bethmale (voir parcours : 2014/15 : Vers le monde végétal) près de Saint-Girons en Ariège, des figures fugitives symboliques, d’essence primitive et spirituelle, ont vécu un court instant sous mon objectif qui les a matérialisées.
Ces figures, vues à l’horizontale, apparaissent avec la symétrie provoquée par le reflet de l’eau. L’image est ensuite redressée. Le traitement numérique à posteriori de ces photographies n’est pas loin de rappeler la gravure, les estampes japonaises et même exceptionnellement la calligraphie. Traitées en digigraphie, elles donnent, sous forme d’estampes numériques, ces morceaux de nature qui nous plongent dans un autre univers.

Acquérir une digigraphie

Sauf mention contraire, les digigraphies présentées dans la galerie tirées sont disponibles à la vente, dans les formats courants suivant : 24×30 ; 30×40 ; 50×50 ; 50×70 cm. Leurs séries sont limitées à cinq pour chacune d’elles.

Ces estampes numériques ont donné lieu à l’édition de deux livres (lire les résumés / se procurer l’ouvrage)
Parcourir la galerie des estampes numériques ou découvrir les œuvres image par image (accompagnées de haïku)

L’estampe numérique au moyen de la digigraphie

Par Marie-Christine Mérand : « Dans son domaine de prédilection qu’est la photographie, Alice Guilbaud ancre sa recherche actuelle dans l’univers de l’estampe, de l’estampe numérique en particulier, grâce au recours à la digigraphie… »
Ombre et lumière, 2019
Bethmale. Consciences en miroirs, Alice Guilbaud. 2017
Émanant, 2019
Bethmale. Consciences en miroirs, Alice Guilbaud. 2017
Abstraction rocheuse et végétale, 2019
Bethmale. Consciences en miroirs, Alice Guilbaud. 2017
Clarté, 2019
Bethmale. Consciences en miroirs, Alice Guilbaud. 2017
Mystère du vide, 2019
Bethmale. Consciences en miroirs, Alice Guilbaud. 2017
Totem végétal, 2019
Bethmale. Consciences en miroirs, Alice Guilbaud. 2017
Reflet-élévation, 2019
Bethmale. Consciences en miroirs, Alice Guilbaud. 2017
Emanant de la roche, 2019
Bethmale. Consciences en miroirs, Alice Guilbaud. 2017
Emanant de la roche, 2019
Bethmale. Consciences en miroirs, Alice Guilbaud. 2017
Sans titre, 2019
Bethmale. Consciences en miroirs, Alice Guilbaud. 2017
Reflet-élévation, 2019
Bethmale. Consciences en miroirs, Alice Guilbaud. 2017
Vortex, 2018
Bethmale. Consciences en miroirs, Alice Guilbaud. 2017
Vortex (négatif), 2018
Bethmale. Consciences en miroirs, Alice Guilbaud. 2017
Totem minéral N°1, 2018
Bethmale. Consciences en miroirs, Alice Guilbaud. 2017
Totem minéral N°2, 2018
Bethmale. Consciences en miroirs, Alice Guilbaud. 2017
Tableau végétal, 2018
Bethmale. Consciences en miroirs, Alice Guilbaud. 2017
Signes de Loire, 2018
Bethmale. Consciences en miroirs, Alice Guilbaud. 2017
Signes de Loire (négatif), 2018
Bethmale. Consciences en miroirs, Alice Guilbaud. 2017
Nasse de Loire N°1, 2018
Bethmale. Consciences en miroirs, Alice Guilbaud. 2017
Nasse de Loire N°2, 2018
Bethmale. Consciences en miroirs, Alice Guilbaud. 2017
Masque N°1, 2018
Bethmale. Consciences en miroirs, Alice Guilbaud. 2017
Masque N°2, 2018
Bethmale. Consciences en miroirs, Alice Guilbaud. 2017
Fée N°2, 2018
Bethmale. Consciences en miroirs, Alice Guilbaud. 2017
Végetal construit, 2018
Bethmale. Consciences en miroirs, Alice Guilbaud. 2017
Vortex

Douce vacuité
Résonance de l’amour
Communion légère
(Haïku : Serge Blanchard)

1 – Voix à l’horizon

Voix à l’horizon
Appel des nuages féconds
Perle des marais
(Haïku : Serge Blanchard)

Sens de la mesure

Sens de la mesure
Juste équilibre harmonieux
Élégance lumineuse
(Haïku : Serge Blanchard)

L’estampe numérique au moyen de la digigraphie

Par Marie-Christine Mérand

« Tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, pour faire les miracles d’une seule chose ».
Tiré du Livre, « La Table d’Émeraude » Hermès Trismégiste (2e/4e siècle avant JC).

Dans son domaine de prédilection qu’est la photographie, Alice Guilbaud ancre sa recherche actuelle dans l’univers de l’estampe, de l’estampe numérique en particulier, grâce au recours à la digigraphie.

« Poésie Végétale » digigraphies numériques, galerie Calligraphie & Compagnie, Nantes, avril 2018
La digigraphie fait partie intégrante désormais du monde de l’art contemporain numérique : voici la démarche très synthétisée de la façon dont Alice opère : une photographie saisie par Alice est transférée sur son ordinateur. Alice s’autorise quelques minimes corrections : « dépoussiérages », contrastes revisités, mais pas plus car elle ne souhaite pas franchir le pas vers la photographie dite « plasticienne » (ces œuvres plasticienne qui ne sont plus vraiment de la photographie, ni de la peinture, ni de la gravure, ni même des collages, sont le résultat d’une révision, d’une recomposition, d’une « fabrication » en quelque sorte grâce à l’outil informatique). Alice n’est satisfaite que lorsque la photo de base et l’ampleur de sa réalité ont été parfaitement respectés !

Une fois ce passage par l’ordinateur accompli, la photo peut alors être imprimée par le biais d’un système spécifique d’impression : la digigraphie.

Cet aboutissement, cette naissance d’une œuvre, est le fruit d’une collaboration, celle de l’artiste-photographe et d’un professionnel, et nous retrouvons là un processus identique à celui qui existe au moment de la coulée d’un bronze, résultat d’un travail commun entre le sculpteur et le fondeur.

L’estampe numérique apparaît… La photo de base devient alors une autre œuvre, la même en fait, et si différente pourtant !

Grâce à la technique digigraphique, Alice s’échappe d’une reproduction point par point, et trait pour trait, de l’image qu’elle a saisie pour faire ressortir toute la beauté graphique de la trame de cette image, en se séparant d’un certain « artifice » que pouvait constituer initialement la couleur, mais conservant le « redressement » si capital pour elle depuis le début.
La préoccupation, la recherche et le discours évoluent.

Elle fait surgir ce qui jusqu’alors était en quelque sorte occulté et emmène ceux qui regardent, ceux qui contemplent vers un monde, situé cette fois au-delà de la symbolique (voie de recherche capitale pour Alice), celui de l’Invisible, de l’Incréé, là où les formes trouvent leur propre commencement.

La pratique exigeante qui est la sienne d’une forme d’épure et d’un certain dépouillement révèle pourtant tout ce qui a contribué à enrichir l’œuvre et à la nourrir (les dégradés de noir, gris et sépia, la valorisation des espaces, le dialogue entre le noir et le blanc, etc).

La gravure et l’aquarelle peuvent même être des points de résonance pour certains regardeurs (voir détails des œuvres)

Alice déroule son fil et des étapes successives s’enchaînent harmonieusement depuis le début de sa recherche inspirée : la photo et le redressement, la symbolique qui en émane, et enfin cette approche de plus en plus subtile qu’elle peut manifester pleinement grâce à la technique digigraphique.

D’une réalité captée par l’œil exercé d’une photographe, puis révélée par une technique éprouvée, un nouveau champ de vision nous est offert et nous emporte vers le Réel.

La technique

La digigraphie est un tirage réalisé selon une technique numérique d’impression pigmentaire d’œuvre d’art sur papier certifié « digigraphie » (100% coton sans acide, ph neutre) sur un système professionnel et par un spécialiste en colorimétrie.
L’utilisation des encores pigmentées Epson Ultrachrome K3 garantit une reproduction fidèle et durable dans le temps.

Les encres à base de pigments (minéral) encapsulés de résine assurent une pérennité à l’œuvre dans le temps durant plusieurs générations, de 75 ans pour les tirages polychromes à plus de 200 ans pour les tirages noir et blanc.
Epson et Epson Ultrachrome K3 sont des marques déposées.

Tarifs tirage digigraphique

(hors frais d’expédition)

Tirage d’art limité à 5 exemplaires numérotés, estampillés, signés de la main de l’artiste et accompagnés de leur certificat de digigraphie et d’authenticité.

Formats (largeur x hauteur) :

  • 50×75 cm : 380 euros
  • 50×50 cm : 280 euros
  • 40/30 cm : 120 euros
  • 24/30 cm : 80 euros
Les estampes sont certifiées digigraphies, avec l’estampille et un certificat d’autenticité.

Digigraphies réalisées en partenariat avec

Pascal Bories
L’œil du Mulot
Atelier agréé digigraphie
Reproduction en tirage d’art

18, rue de la Vallée
44190 Clisson

loeildumulot.fr

Ces estampes numériques ont donné lieu à l’édition de deux livres (résumés ci-dessous) :

  • Reflets ; Alice Guilbaud. Éditions Opéra – Mai 2006
  • Conscience en miroirs ; Alice Guilbaud, Serge Blanchard – Février 2017

Se procurer les ouvrages :

Le secret des berges, par Vincent Rousseau (Préface du livre Reflets, 2006)

 

Alice, qui a le don de voir ce que les autres ne regardent pas, nous raconte des histoires merveilleuses.

Tout commence très naturellement par une promenade en barque sur la Sèvre Nantaise pour le plaisir de photographier les reflets des roches et des branches dans l’eau de la rivière. Les explorateurs et les archéologues parlent de « relevés ». Alice s’empare littéralement de ce mot pour redresser ses images et percer le secret des berges : mettre à jour, comme une évidence, les traces d’un monde caché dans la forêt de notre imagination primitive.

Une véritable révélation, au sens propre comme au sens transfiguré.

Pour Alice, « ces apparitions sont des formes issues de la mémoire collective… Une pensée poétique du paysage.

 

Vincent Rousseau,
Conservateur au Musée des Beaux-Arts de Nantes de 1976 à 2011, chargé des collections d’art moderne,
Chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques,
Membre de l’Académie Littéraire de Bretagne et Pays de Loire depuis 2014.

Conscience en miroirs, Haïkus de Serge Blanchard,enseignant taoïste, 2017

Conjuguer en Occident la pensée taoïste avec l’art poétique du Haïku et de ses contraintes de composition est une gageure que Serge Blanchard a relevée.

La présence de la nature, lieu de contemplation et lien avec l’univers, est restituée également dans ces estampes photographiques illustrant ces pensées méditatives.

Ma rencontre avec Serge aura permis de réunir nos travaux, pour révéler subtilement le spirituel dans le recueil : « Conscience en miroirs« .

« Écoute cependant !
Il est dans la nature
Je ne sais quelle voix sourde, profonde, obscure
Et qui révèle à tous ce que nul n’a conçu,
Instinct mystérieux d’une âme collective,
Qui pressant la lumière avant que l’aube arrive,
Lit au livre infini sans que le doigt écrive… »

Alphonse de Lamartine

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